3/        La rampe des pirates et la « caverne »
           

            Comme le fameux « toit des canuts », la «  rampe des pirates et la caverne » qui lui est associé, est un lieu emblématique de rendez-vous des six compagnons et cela même au-delà des livres cités en référence pour ce parcours, puisqu’il reste le point de ralliement dans la plupart de leurs aventures.

            Toute première allusion à la caverne bien évidement dans :«  Les Six Compagnons de la Croix-Rousse » :

Page 41 : (Corget et Tidou, sont assis sur la murette du toit des canuts et cherchent un endroit pour cacher Kafi) « il sauta à bas de la murette. Nous descendîmes une ruelle, c’est là, la maison n’est plus habitée elle sert d’entrepôt à un soyeux ».
Page 47 : Puis première allusion à la rampe des pirates « j’ai trouvé un endroit où on le nicherait, dans une vieille maison, en bas de la rampe des pirates ».
Page 55 : « File vite, dit Corget, nous t’attendrons tous au bas de la rampe des pirates ».
Page 108 : Nous partîmes vers le sous sol de la rampe des pirates, devenu notre lieu secret de rendez vous, pour tirer des plans », puis  « En quelques jours, notre caverne, comme nous appelions le sous sol de la rampe des pirates, s’emplit à nouveau d’un véritable bric- à- brac »

            Dans « Les Six Compagnons et le petit rat de l’Opéra » :

Page 5,  « ce jeudi là, un après midi de février, toute la bande se retrouva dans la caverne. Ce que nous appelions notre « caverne » était un ancien atelier de tisserand, dans le quartier de la Croix-Rousse, au bas de la rampe des pirates. Il nous servait de lieu secret de réunion.

            Page 31 :   « Rendez-vous à six heures devant notre caverne » et (Tidou depuis la rue de la petite lune) « je redégringolais, avec mon inséparable Kafi, vers la rampe des pirates ». (Une indication : depuis bas de la rampe des pirates, nous descendîmes vers la rue des capucins).          

            Page 73 : (Tidou) «  je descendis en courant, avec Kafi, vers la rampe des pirates. La Guille et Bistèque battaient déjà la semelle devant la caverne » et « de la rampe des pirates, la bande se rendit rue des Tourettes ».

Dans « Les Six Compagnons et l’homme au gant », page 16 : « Mes camarades devaient déjà m’attendre, au bas de la rampe des pirates, dans un ancien atelier de tisserand que nous appelions notre caverne. De la rampe des pirates, on grimpa vers la rue Hautes Buttes ».

            Dans « Les Six Compagnons et le piano à queue », page 52 : « Toute la bande se réunissait, non pas sur le toit des canuts, car il faisait vraiment trop froid ce matin là, mais dans l’ancien atelier de tisserand qui nous servait de lieu de réunion, dans la rampe des pirates ». Puis page 118, nouvelle « réunion à la caverne ».

            Dans « Les Six Compagnons et la princesse noire », page 24 : (en parlant de Youlna) «  et si on l’invitait dans notre caverne ? » puis page 26 « Mady pris un bout de papier et sur un rapide croquis, situa la rampe des pirates. La porte est peinte en jaune canari avec une inscription «  les six compagnons ».

            Dans « Les Six Compagnons se jettent à l’eau », page 63 : « Tidou descendit déçu, à la caverne » et  «  l’équipe quitta la caverne, pour déboucher sur la place des Terreaux ».

            Dans « Les Six Compagnons et la radio libre », en page 9 et 99.

            Dans » lesLes Six Compagnons et l’œil d’acier », en page 11 : où Luis Vinaroz prend des leçons de Français  « C’est ainsi que deux fois par semaine, il rejoignait les compagnons dans leur caverne » puis page 64,92, 97 « Vous pouvez ouvrir, ce sont vos amis de la rampe des pirates ».

            Au terme de ces différentes investigations, je situe donc la rampe des pirates «  rue Pouteau » seule montée Croix-Roussienne partant du toit des canuts et descendant presque jusqu’à la place des terreaux. Nous aurions tout aussi bien pu imaginer comme lieu possible pour situer  la rampe des pirates ; la rue Grognard (autre montée Lyonnaise), toutefois, l’ensemble des descriptions faites par l’auteur ne me permettent pas de situer cet endroit à l’emplacement géographique de la rue Grognard.

         

rampe des pirates
lyon

Dans les pas des Six Compagnons sur les pentes de la Croix-Rousse 3

Déambulation par la cour des Voraves : (traboule).

Vaste immeuble construit en 1840, la cour des Voraces possède un escalier de pierre monumental qui rythme le côté sud de la cour.

Au rez-de-chaussée était installé l'un des derniers ateliers de canuts (travailleurs de la soie) en activité sur les pentes. C'est là qu'était installé un groupe mutualiste de canuts, le Devoir mutuel, qui, par déformations successives, a donné "dévoirants", puis "vorace"s.

Ils participent aux soulèvements de canuts de la première moitié du 19ème siècle, notamment en 1848, où ils tiennent les forts de Lyon pendant 4 mois.

En descendant sous la cour, la traboule débouche en arrière de l'immeuble et rejoint la montée St-Sébastien (n° 14 bis) ou la rue Imbert-Colomès (n°29) en traversant un autre immeuble.

Si, dans le Vieux Lyon et une partie de la Presqu'île, les traboules sont caractéristiques de l'habitat de la période Renaissance, celles des Pentes de la Croix Rousse datent du XIXe siècle.

Une traboule est une voie réservée aux piétons, souvent étroite, débutant par un couloir d'entrée et traversant un ou plusieurs bâtiments pour relier une rue à une autre. Les traboules des pentes de la Croix-Rousse forment un réseau dense qui descend jusqu'à la place des Terreaux. 

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